Bad-buzz sur la toile : les faux-pas des grandes marques

Dans : Blog > Actualité
  Publié le 24/12/2012 par Carole
  Le bad-buzz est sans doute ce que redoute le plus toutes les équipes de communication d’une entreprise. Bien pire qu’une publicité ratée ou qu’une opération de communication peu performante, le bad-buzz signifie qu’elle est devenue célèbre parce qu’elle était si mauvaise. Elle fait le buzz sur la toile, récolte des nombres de vues importants dans le cas de vidéos mais pour de mauvaises raisons : sa médiocrité. Sources de moqueries en tout genre et parfois même de réactions violentes, le bad-buzz n’épargne pas les plus grands.Rappelez vous cette terrible publicité Chanel n°5 mettant en scène Brad Pitt déblatérant de la poésie au rabais, le regard creux dans le vide sur fond gris.C'est ça un bad-buzz! Vous avez entendu parler du bad-buzz du moment ?

Le Lib Dub Décathlon, Bad-Buzz incontesté de la semaine.

Le personnel de Décathlon à Saint-Dié a eu la bonne idée de poster il y a quelques jours son lib dub sans doute fait maison reprenant le célèbre tube de l’été « Call me maybe ». Filmée dans la boutique, l’équipe de vendeurs se trémousse en présentant aux internautes les différents produits susceptibles de faire des émules à Noël. Ils ne se sont pas contentés – malheur à nous- de jouer en playback le fameux tube puisqu’ils ont non seulement chanté eux-mêmes « Call me maybe » mais également réécrit à leur façon les paroles de la chanson. Devenus célèbres pour leur faible don pour la chanson, les employés font le tour de la toile mais également de la télévision ! En effet, le buzz est si négatif que les chaînes de télé s’y mettent également comme LCI qui il y’a quelques jours diffusait la vidéo. De quoi les dissuader de remettre ça. Pourtant, le Lip Dub est un formidable moyen de créer un esprit d’entreprise et une solidarité autour d’une marque. Nombreux sont les exemples de Lip Dub réussis : entraînants, dynamiques et enthousiastes, ils créent la curiosité. Ils séduisent les entreprises mais aussi les écoles où les élèves mettent en scène les valeurs de l’établissement pour convaincre les nouveaux élèves de l’ambiance qui y règne.

Les gros bad-buzz de 2012 : entre humour noir et mauvais gout

  N’oublions pas les plus beaux bad-buzz de 2012. American Apparel, la célèbre marque de branchée de vêtements américaine profitait de la tempête Sandy qui s’abattait sur New-York pour envoyer par mail de la promo à ses clients. Moins 20% sur leur nouvelle collection pour les new-yorkais qui s’ennuieraient durant le passage de la tempête, une démarche qui n’a pas été du goût de tout le monde. On se souviendra également pour cette année 2012 de la nouvelle campagne Kookaï devenue célèbre également en tant que bad-buzz sur la toile avec une baseline choc « hungry but chic », provocante et borderline. Entre apologie de la maigreur et une référence douteuse au célibat, il semberait que la marque tente de reprendre les codes cools d’un Levis mais il faut le dire, sans grand tact et donc sans grand succès.   Le meilleur bad-buzz 2012 est sans doute celui de La Redoute qui publie une photo d’enfants à la plage avec en arrière plan un homme nu qui se baigne. Vous n ‘avez pas pu passer à côté et il s’agit sans doute d’une meilleur bad-buzz puisque la marque a réussi le tour de force d’en faire un événement positif en prenant avec humour et autodérision cette erreur qui aurait pu couter cher au groupe. C’est à se demander ce qui peut bien nous attendre en 2013 !

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