Le Loup de Wall Street, le dernier film grinçant et loufoque de Scorsese

Dans : Blog > Actualité
  Publié le 07/02/2014 par Carole
  Par temps de crise comme ceux dont on fait l’expérience, on pointe du doigt les entreprises ou encore le monde de la finance. Mais que de plus rafraichissant que d’en rire et  de caricaturer un secteur dont on dit souvent tant de mal. C’est bien le but du dernier film de Scorcese, Le Loup de Wall Street, qui fait autant rire que froid dans le dos grâce à une nouvelle performance incroyable de Di Caprio, déguisé en jeune ambitieux prêt à tout pour gravir les échelons et monter les escaliers en or massif de la gloire et de la fortune. Retour sur les des Bloc Buster de l’année, tant pour son scénario que pour la performance des acteurs.

Le loup de Wall Street, la satire de la finance

C’est un tableau bien caricatural que nous fait là le réalisateur vedette de Taxi Driver, Aviator ou encore Gangs of New York. La liste de ses films à succès est encore longue et pourtant nous retiendront le dernier qui n’a pas non plus manqué de faire sensation ces derniers mois. Quelque peu caricatural, parfois scabreux et le plus souvent grotesque, le fil retrace la montée fulgurante d’un jeune homme issu de la petite bourgeoisie, assoiffé de reconnaissance sociale et animé par l’appât du gain. Malgré ses excès, ses débordements et ses mœurs un peu douteuses, le personnage de Leonardo finit par se faire attachant, de sorte que toutes ses maladresses et ses déboires finissent par sembler presque attendrissant. Pourtant, le loup comme on aime à l’appeler, n’a au premier abord rien pour plaire : arrogant, flambeur et sans scrupules, il correspond parfaitement au profile du financier que l’on a coutume de voir décrit et pointé du doigt. Pas une once d’humanité, de pitié ou de sincérité et pourtant, voilà qu’on entre dans son jeu. C’est bien cela le plus surprenant dans le nouvel opus de Scorsese. Une fois de plus, un bandit que l’on finit par adorer… ou détester.

Un monde loufoque qui se change en cauchemar

Le monde décrit par le réalisateur, celui de l’Age d’or de la finance, au début des années quatre vingt dix, caricatural et burlesque pousse la satire jusqu’à la caricature extrême. Il n’est question que d’argent, de femmes et de drogues et les employés trompent allègrement et impunément leurs pauvres clients pleins d’espoir et de bonne volonté. Un monde saugrenu, ou la troupe de financier de Leonardo n’en fait qu’a sa tête et tout n’est que fête et luxure, au travail comme à la maison. Un train de vie qu’on a peine à croire mais qui pourtant nous fait bien rire. Bien qu’apprécié des spectateurs et bien noté par les cinéphiles, le film qui ne fait pas dans la dentelle, ne fait pas non plus l’unanimité tant il caricature et participe à ternir l’image d’un secteur qui connaît une période difficile. Pour autant, le film est un divertissement certain dont il serait dommage de se priver. Une bonne occasion de se dire aussi que finalement, notre vie professionnelle à nous, elle nous convient bien !

MadCityZen sur Facebook

MadCityZen sur Twitter

Top